LA PHILOSOPHIE COMME THÉRAPIE 

Il existe toute une tradition en philosophie qui considère cette dernière comme une forme de thérapie. Ainsi Épicure la voyait-elle comme une manière de se guérir de la peur de la mort, allant jusqu’à proposer pour ce faire un quadruple remède, le « tetrapharmakon ». 

De quoi la philosophie peut-elle guérir ? D’angoisses métaphysiques. D’illusions quant à la manière de mener une « vie bonne ». D’errements existentiels dans le chaos d’une réalité sans repères. Parce que la philosophie est avant tout quête de vérité, elle nous prémunit contre tous les petits mensonges sur lesquels reposent trop souvent une vie qui ne nous convient pas.      

L’ÉCOPHILOSOPHIE 

L’écophilosophie vient, quant à elle, répondre à des problématiques contemporaines liées à notre place dans le grand Tout de la Nature. Comment aller bien dans un monde qui va mal ? Qu’est-ce qu’agir éthiquement en faveur du Vivant et non contre lui ? Sommes-nous vraiment une espèce « supérieure » ? Comment lever le voile de l’illusion que nous sommes séparés de la Nature pour retrouver le sentiment d’appartenance à un Tout ? 

Pouvons-nous retrouver le sentiment d’être une partie au service du Tout ?

LA PROPOSITION DE L’ÉCOPHILOSOPHIE THÉRAPEUTIQUE 

En croisant ces deux approches, l’écophilosophie thérapeutique propose de nous guérir d’un ensemble de distorsions mentales engendrées par un modèle de société qui nous pousse à nous concevoir comme « un empire dans un empire », comme des vivants qui pourraient se détacher du Vivant. En travaillant la question de nos interdépendances, l’écophilosophie thérapeutique nous invite à considérer que prendre soin de soi et prendre soion du Vivant sont une seule et même chose, et à envisager que notre bonheur passe peut-être par une « vie bonne » au service de la Vie – en soi et autour de soi. 

Pour atteindre cet objectif, l’écophilosophie thérapeutique s’appuie sur la méthode de l’eudémonisme biomimétique.